Histoire du Colisée

Le Colisée a près de 2 000 ans d’histoire : il fut construit entre 70 et 80 apr. J.-C. par trois empereurs romains de la dynastie flavienne. Il demeure le plus grand amphithéâtre jamais bâti, monument au génie d’ingénierie romaine autant qu’au divertissement le plus sanglant de l’empire.

Vue aérienne du Colisée de Rome. Unsplash License | Spencer DavisUnsplash

Comprendre l’histoire du Colisée transforme votre visite : vous ne regardez plus de vieilles pierres, vous saisissez l’ampleur de ce que les Romains ont accompli. Ce n’était pas simplement un stade. Il fut construit en moins de dix ans par des dizaines de milliers de travailleurs forcés, pouvait accueillir 50 000 à 80 000 spectateurs, et accueillit des spectacles si élaborés qu’ils incluaient l’inondation de l’arène pour de fausses batailles navales.

Voici l’histoire complète de comment et pourquoi le Colisée a vu le jour, ce qui s’y est passé, et comment il a survécu près de deux millénaires.

Histoire

Le Colisée fut construit entre 70 et 80 apr. J.-C., ce qui représente environ 8 à 10 ans de travaux. Trois empereurs de la dynastie flavienne supervisèrent sa construction : Vespasien, qui le lança ; son fils Titus, qui l’inaugura ; et son fils cadet Domitien, qui apporta les dernières touches.

Voici comment la construction s’est déroulée, année par année :

69 apr. J.-C.

Vespasien remporte la guerre civile et devient empereur. Il décide d’assécher le lac privé de Néron et de construire un amphithéâtre public sur ce site.

70 apr. J.-C.

Vespasien et son fils Titus conquièrent Jérusalem lors du siège de la ville. Ils rapportent les dépouilles du temple et environ 100 000 prisonniers juifs.

70-72 apr. J.-C.

La construction du Colisée commence. Les esclaves juifs effectuent le travail de force, tandis que les citoyens romains qualifiés s’occupent des tâches spécialisées. Les fondations et les deux premiers niveaux prennent forme.

72-79 apr. J.-C.

Les travaux avancent rapidement sur les niveaux supérieurs. La pierre de travertin est extraite à Tivoli, à une trentaine de kilomètres, et transportée jusqu’à Rome. Des agrafes en fer maintiennent les énormes blocs ensemble.

79 apr. J.-C.

L’empereur Vespasien décède. Les trois premiers niveaux sont achevés. Son fils Titus devient empereur et reprend le projet.

80 apr. J.-C.

Titus inaugure le Colisée avec 100 jours de jeux. Plus de 9 000 animaux sont tués et environ 2 000 personnes perdent la vie durant les célébrations d’ouverture. L’amphithéâtre peut désormais accueillir 50 000 à 80 000 spectateurs.

81 apr. J.-C.

Titus décède après un court règne. Son frère cadet Domitien devient empereur et poursuit les travaux du Colisée.

81-96 apr. J.-C.

Domitien apporte les finitions essentielles. Il fait construire l’hypogée (les chambres souterraines) où gladiateurs et animaux attendaient avant les combats. Il ajoute également le quatrième et dernier niveau de gradins pour augmenter la capacité.

96 apr. J.-C.

Domitien est assassiné. Le Colisée est désormais entièrement achevé avec toutes ses composantes : chambres souterraines, arène avec trappes, quatre niveaux de gradins et systèmes d’entrée élaborés.

Si beaucoup disent que le Colisée fut construit en 80 apr. J.-C., c’est uniquement la date à laquelle Titus l’a ouvert au public. La structure n’a été pleinement terminée que lorsque Domitien a achevé les souterrains et les niveaux supérieurs dans les années 80 et 90 apr. J.-C. Le projet complet, du début à la fin, s’est étalé sur une vingtaine d’années réparties sous trois empereurs, bien que la construction lourde elle-même n’ait pris qu’une décennie environ.

Trois empereurs de la dynastie flavienne bâtirent le Colisée : Vespasien, qui l’initia ; Titus, qui le termina et l’inaugura ; et Domitien, qui apporta les dernières finitions.

La construction reposait en réalité sur environ 60 000 à 100 000 esclaves juifs capturés lors du siège de Jérusalem en 70 apr. J.-C. Ces prisonniers de guerre effectuèrent le travail physique brutal : traîner d’immenses blocs de travertin extraits de carrières à Tivoli, à une trentaine de kilomètres de Rome, et les acheminer jusqu’au chantier.

Les travaux qualifiés étaient confiés à des citoyens romains. Architectes, ingénieurs, artistes et artisans spécialisés étaient rémunérés pour prendre en charge l’ingénierie complexe, les éléments décoratifs et les aspects techniques qui rendirent l’architecture du Colisée si avancée.

C’est cette combinaison de travail forcé pour les tâches lourdes et d’artisanat romain qualifié pour les tâches spécialisées qui permit de construire le Colisée aussi rapidement. Les empereurs flaviens disposaient d’une main-d’œuvre et de ressources illimitées pour mener ce projet à bien.

L’empereur Vespasien fit construire le Colisée pour deux raisons étroitement liées : rallier le peuple romain à sa cause et effacer de la mémoire collective l’exécrable empereur Néron.

Après le suicide de Néron en 68 apr. J.-C., Rome traversa une guerre civile brutale. Vespasien en sortit vainqueur et devait restaurer sa légitimité tout en unissant le peuple. Néron avait fait construire un immense complexe palatial, la Domus Aurea (Maison Dorée), qui comprenait un lac artificiel privé, s’appropriant ainsi de précieuses terres publiques pour son luxe personnel.

Vespasien assécha le lac de Néron et construisit le Colisée à cet emplacement précis. Le symbole était délibéré : là où Néron avait pris la terre pour lui-même, Vespasien la rendait au peuple sous forme d’un lieu de divertissement public. Il montrait ainsi aux Romains que leur nouvel empereur était un homme du peuple, non un tyran de plus.

La construction du Colisée fut également financée par les dépouilles du siège de Jérusalem. Vespasien et Titus avaient vaincu les forces juives et pillé le Second Temple, rapportant d’immenses richesses à Rome. Utiliser cet argent pour bâtir un amphithéâtre public était une autre façon de célébrer les victoires militaires romaines et de maintenir les citoyens concentrés sur les divertissements plutôt que sur la politique.

Le Colisée remplissait ainsi des fonctions politiques (assoir la légitimité de Vespasien), sociales (fournir des divertissements gratuits pour satisfaire le peuple) et symboliques (démontrer la puissance et la richesse de Rome au monde entier).

Le Colisée en chiffres

100,000

mètres cubes de pierre

300 tonnes

d’agrafes en fer utilisées

60,000-100,000

ouvriers (principalement des esclaves)

8 à 10 ans

pour achever la construction

48 mètres

hauteur (48 mètres)

50,000-80,000

capacité de spectateurs

Le Colisée fut construit avec environ 100 000 mètres cubes de calcaire travertin, extrait à Tivoli et transporté sur 30 kilomètres jusqu’à Rome. La structure utilisait également du tuf (roche volcanique), du béton habillé de briques, du bois et des tuiles.

En lieu et place de mortier, les ingénieurs romains utilisèrent environ 300 tonnes d’agrafes en fer pour maintenir les énormes pierres ensemble. Cela créait une structure flexible, mieux à même de résister aux tremblements de terre que si les pierres avaient été cimentées.

L’ingénierie était révolutionnaire pour l’époque. Le Colisée est autoportant : il ne s’appuie pas sur une colline pour se soutenir, contrairement aux amphithéâtres plus anciens. Les architectes romains utilisèrent un système complexe de voûtes en berceau et de voûtes d’arête pour répartir l’énorme poids. Ce système de voûtes leur permit de construire une structure de 48 mètres de hauteur pouvant accueillir 50 000 à 80 000 personnes sans s’effondrer.

Certains historiens pensent que quatre entrepreneurs distincts prirent chacun en charge un quart de la structure, ce qui explique la rapidité de la construction. Avec plusieurs équipes travaillant simultanément et une main-d’œuvre illimitée de prisonniers juifs, les Romains bâtirent le Colisée en moins de temps qu’il n’en fallait pour construire de nombreuses cathédrales médiévales.

L’extérieur comportait trois niveaux d’arches encadrées de colonnes selon différents ordres classiques (dorique, ionique et corinthien, de bas en haut). Cette organisation des colonnes devint par la suite un principe fondamental de l’architecture de la Renaissance.

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Le nom original du Colisée

Les Romains ne l’appelaient pas le Colisée. Ils le connaissaient sous le nom d’Amphithéâtre Flavien (Amphitheatrum Flavium), du nom de la dynastie flavienne des empereurs qui le fit construire.

D’où vient donc « Colisée » ? Le nom apparut des siècles plus tard, probablement dérivé du Colosse de Néron, une statue en bronze de 30 mètres de haut qui se dressait à proximité de l’amphithéâtre. Néron avait commandé cette statue colossale à son effigie, typique de son ego démesuré. Après la mort de Néron, l’empereur Vespasien fit remplacer la tête de la statue par celle du dieu solaire Sol.

L’empereur Hadrien fit plus tard déplacer la statue à côté de l’amphithéâtre en 124 apr. J.-C., en utilisant 24 éléphants pour la transporter. La statue a depuis longtemps disparu et personne ne sait ce qu’elle est devenue ni à quoi elle ressemblait exactement, mais son surnom s’est attaché au bâtiment voisin.

Au Moyen Âge, les gens appelèrent l’amphithéâtre « Colisée » en référence à la statue colossale. C’est ce nom qui nous est parvenu, même si la statue elle-même a disparu depuis des siècles.

Ce qui se passait au Colisée

Le Colisée accueillait des jeux de sang, des combats de gladiateurs, des chasses aux animaux, des exécutions et des spectacles scéniques élaborés. Ces événements n’étaient pas occasionnels : ils constituaient un divertissement régulier qui définit la culture romaine pendant près de 400 ans.

Jeux de gladiateurs

| GeminiGemini

Les combats de gladiateurs étaient l’attraction principale. Ce n’étaient pas des bagarres au hasard, mais des combats très codifiés entre des combattants entraînés qui avaient consacré des années à perfectionner leur art. Différents types de gladiateurs se spécialisaient dans différentes armes et styles de combat, créant des affrontements variés qui captivaient les spectateurs.

Contrairement aux idées reçues, tous les combats ne se terminaient pas par la mort. Les gladiateurs étaient coûteux à entraîner et à entretenir : les tuer sans cesse eût été du gaspillage. Des morts survenaient néanmoins, notamment pour les combattants moins chevronnés ou lorsque la foule ou l’empereur le réclamait.

Combien de gladiateurs sont morts au Colisée ? Les historiens en estiment des milliers sur les siècles, mais les chiffres exacts sont impossibles à déterminer. Lors des grands jeux comme les 100 jours des festivités d’inauguration ou les 123 jours de jeux de l’empereur Trajan, des centaines pouvaient périr en un seul événement.

Les gladiateurs qui réussissaient devenaient des célébrités, comparables aux athlètes modernes. Ils avaient des fans, des commanditaires, et pouvaient gagner leur liberté s’ils survivaient assez longtemps. Certains hommes libres se portaient même volontaires pour devenir gladiateurs, attirés par la gloire et les gains potentiels.

Chasses aux animaux

Les Romains importaient des animaux exotiques de tout leur empire pour des spectacles de chasse élaborés appelés venationes. Lions, tigres, ours, éléphants, rhinocéros, crocodiles, autruches et d’innombrables autres espèces étaient amenés à Rome et tués dans l’arène.

L’ampleur des morts au Colisée :

  • Jeux inauguraux (80 apr. J.-C.) : 9 000 animaux tués en 100 jours
  • Jeux de Trajan (107 apr. J.-C.) : 11 000 animaux tués en 123 jours
  • Sur plus de 400 ans : Des centaines de milliers d’animaux et des dizaines de milliers de personnes ont péri, selon les estimations

Pour donner un ordre d’idée, c’est environ 90 animaux par jour rien que pour les jeux inauguraux.
Le massacre d’animaux atteignait une échelle stupéfiante. Lors des seuls jeux inauguraux, 9 000 animaux périrent. Les jeux de l’empereur Trajan en tuèrent des milliers de plus. Cela se poursuivit pendant des siècles, conduisant à l’extinction locale de plusieurs espèces dans certaines régions d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

Les chasses aux animaux se déroulaient généralement le matin, avant les combats de gladiateurs. Des chasseurs entraînés appelés bestiarii combattaient les animaux, parfois dans des mises en scène élaborées reconstituant des mythes célèbres ou des batailles historiques.

Exécutions publiques

Le milieu de journée était l’heure des exécutions. Des condamnés étaient mis à mort dans l’arène, en guise de châtiment public et de divertissement. Les méthodes comprenaient le fait d’être jeté aux fauves, brûlé vif, ou forcé de se battre sans armes ni entraînement appropriés.

Ces exécutions servaient à la fois de spectacle et de mise en garde, montrant aux Romains le sort réservé aux criminels et aux ennemis de l’État. Le caractère théâtral de nombreuses exécutions, parfois mises en scène pour rejouer des morts mythologiques, révèle la façon dont les Romains mêlaient divertissement et brutalité.
Spectacles élaborés

Spectacles élaborés

| GeminiGemini

Le Colisée ne se limitait pas aux combats. Les Romains y organisaient des productions théâtrales élaborées, notamment des reconstitutions de batailles célèbres, des drames d’inspiration mythologique, et même de fausses batailles navales.

Pour les batailles navales (naumachiae), l’arène était inondée. La manière exacte dont les Romains imperméabilisèrent le sol reste débattue parmi les historiens, d’autant plus que les souterrains furent ajoutés plus tard. Des récits anciens évoquent des batailles aquatiques lors des jeux inauguraux, ce qui suggère que l’arène pouvait être inondée avant que Domitien ne construise l’hypogée.

Les 36 trappes dans le sol de l’arène permettaient des effets spéciaux spectaculaires. Animaux et gladiateurs pouvaient surgir de dessous, des décors pouvaient être levés et abaissés, et l’ensemble du spectacle pouvait être chorégraphié comme un théâtre moderne.

La capacité du Colisée

Le Colisée pouvait accueillir entre 50 000 et 80 000 spectateurs, la plupart des estimations s’établissant autour de 65 000 pour un événement ordinaire.

Vue de l'arène depuis le deuxième étage du Colisée à Rome. Unsplash License | MerakistUnsplash

Qui s’asseyait où : la hiérarchie sociale romaine

Ground Level (Podium)
  • Empereur : loge centrale avec la meilleure vue
  • Sénateurs : sièges en marbre au premier rang
  • Vestales : section spéciale près de l’empereur
First Tier (Maenianum Primum)
  • Chevaliers : riches non-sénateurs
  • Citoyens importants : officiers militaires, magistrats
Second Tier (Maenianum Secundum)
  • Citoyens ordinaires : citoyens romains du commun
  • Classe moyenne : marchands, artisans
Third Tier (Maenianum Summum)
  • Citoyens pauvres : debout uniquement
  • Femmes : toutes les femmes quel que soit leur rang
  • Esclaves : le plus loin possible de l’action

Ce qui rendait cette capacité remarquable, c’était la rapidité avec laquelle l’édifice pouvait se remplir ou se vider. Le Colisée disposait de 76 entrées numérotées pour les spectateurs ordinaires, ainsi que de quatre entrées spéciales pour l’empereur, les sénateurs, les vestales et autres personnalités importantes.

Grâce à un système élaboré de couloirs et d’escaliers appelés vomitoria (du latin signifiant « vomir »), l’ensemble du Colisée pouvait se remplir ou se vider en environ 15 minutes. Ce système de gestion des foules était extraordinairement avancé pour l’Antiquité et contribuait à prévenir les bousculades et piétinements qui affectaient d’autres lieux publics.

Les arches numérotées que l’on peut encore voir aujourd’hui aidaient les spectateurs à trouver leur place. Votre fragment de poterie faisant office de billet indiquait quelle entrée numérotée emprunter et dans quelle section se diriger une fois à l’intérieur, rendant l’organisation étonnamment efficace pour plus de 50 000 personnes.

Le saviez-vous ? Quelques faits

Le Colisée fut construit en seulement 8 à 10 ans

Le Colisée fut achevé en moins d’une décennie. Les cathédrales médiévales prenaient souvent des siècles. Cette rapidité fut rendue possible par 60 000 à 100 000 prisonniers juifs fournissant la main-d’œuvre, et par les richesses de Jérusalem finançant le projet.

Le mot « vomir » vient du Colisée

Les couloirs étaient appelés vomitoria (du latin « régurgiter ») parce qu’ils permettaient aux foules d’affluer rapidement, comme si le bâtiment déversait les gens. Le mot français « vomissement » partage cette racine latine, mais les Romains n’utilisaient jamais ces passages pour vomir au sens propre.

Le Colisée est une ellipse, pas un cercle

Le Colisée mesure 189 mètres de long et 156 mètres de large. Cette forme elliptique offrait de meilleures lignes de vue et une plus grande stabilité structurelle qu’une conception circulaire.

Des animaux ont été chassés jusqu’à l’extinction

La demande en animaux exotiques était si intense que plusieurs espèces disparurent de leur habitat naturel. Les éléphants d’Afrique du Nord et les lions de certaines régions furent chassés jusqu’à l’extinction pour approvisionner les arènes romaines.

La place assise révélait votre rang

Votre siège trahissait votre classe sociale. Les empereurs et les sénateurs s’installaient au niveau du sol, bénéficiant des meilleures vues. Les femmes et les esclaves étaient relégués aux rangées les plus hautes et les plus éloignées, avec les moins bonnes vues.

Une partie du Colisée se retrouve dans la Basilique Saint-Pierre

Lors de la construction de Saint-Pierre au XVe siècle, les bâtisseurs utilisèrent le Colisée comme une « carrière » commode. Le marbre visible dans la Basilique Saint-Pierre provient en partie du Colisée.

Le Colisée a survécu grâce à une croyance erronée

Le pape Benoît XIV déclara en 1749 que des chrétiens avaient été martyrisés au Colisée (ce qui est probablement inexact historiquement). Cette croyance entraîna cependant la consécration du bâtiment comme lieu sacré, ce qui mit fin à sa démolition progressive.

C’est aussi un jardin botanique

Des botanistes ont répertorié des centaines d’espèces végétales différentes poussant dans les ruines du Colisée. La structure est devenue par accident une réserve naturelle dotée d’un écosystème unique.

Visiter le Colisée aujourd’hui

Le Colisée est aujourd’hui le monument le plus visité d’Italie (hors Cité du Vatican, qui est techniquement un État indépendant). Il accueille plus de 7 millions de visiteurs par an, ce qui en fait l’une des attractions touristiques les plus fréquentées au monde.

En 2007, le Colisée a été nommé l’une des Nouvelles Sept Merveilles du Monde, en reconnaissance de son importance historique et de son exploit architectural.

Connaître l’histoire du Colisée rend la visite bien plus riche. Plutôt que de voir de simples ruines antiques, vous reconnaîtrez l’endroit où les gladiateurs entraient par la Porte des Gladiateurs, où s’asseyaient les empereurs, et comment fonctionnaient les trappes de l’hypogée.

Ce que vous vivrez

🏛️ Niveaux principaux : Parcourez les gradins où 50 000 Romains regardaient les jeux. Repérez les entrées numérotées encore visibles aujourd’hui.

⚔️ Arène : Tenez-vous là où se battaient les gladiateurs (billet à accès spécial requis). Plongez le regard dans les souterrains en contrebas.

🔻 Souterrains (Hypogée) : Explorez les tunnels où gladiateurs et animaux attendaient (visite guidée requise). Découvrez les systèmes de trappes et les zones de préparation.

🏛️ Forum Romain & Mont Palatin : Inclus avec le billet du Colisée. Traversez le centre politique de la Rome antique.

Préparez votre visite

Besoin d’aide pour planifier ? Consultez le Guide complet du Colisée pour les informations sur ce qu’il y a à voir, les horaires d’ouverture et les conseils pratiques.

FAQ

Combien de personnes sont mortes au Colisée ?

Les chiffres exacts sont inconnus, mais les historiens estiment que des dizaines de milliers de personnes sont mortes au cours des 400 ans et plus d’utilisation du Colisée. Lors des seuls jeux inauguraux, environ 2 000 personnes périrent. Des centaines de milliers d’animaux furent également tués.

Quand les combats de gladiateurs ont-ils pris fin au Colisée ?

Les combats de gladiateurs prirent fin vers 404-438 apr. J.-C., selon la source historique consultée. Les chasses aux animaux se poursuivirent jusqu’en 523 apr. J.-C. Après cela, l’entretien devint trop coûteux et les jeux cessèrent.

Pourquoi le Colisée est-il troué ?

Les trous sont dus aux agrafes en fer arrachées. Les Romains utilisèrent environ 300 tonnes d’agrafes en fer pour maintenir les pierres ensemble. Au Moyen Âge, des gens les extirpèrent pour fabriquer des armes et des outils, laissant derrière eux tous ces trous visibles aujourd’hui.

Quelle proportion du Colisée d’origine subsiste ?

Environ un tiers de la structure d’origine se dresse encore. Le reste fut détruit par des tremblements de terre (notamment en 847 et en 1231 apr. J.-C.), des incendies et des siècles de pillage pour récupérer des matériaux de construction.

Quel âge a le Colisée ?

Le Colisée a près de 2 000 ans.

Le Colisée avait-il un toit ?

Pas de toit permanent, mais il était équipé d’un auvent rétractable appelé le velarium. Cette immense toile pouvait être déployée sur la majeure partie de la structure pour protéger du soleil et des intempéries. Des marins romains actionnaient ce système complexe grâce à leur expérience dans le gréement des navires.